On croit souvent savoir ce qu’est “la montagne”. Il y a les amateurs de panoramas, ceux pour qui tout commence à partir de 1 000 mètres, les nostalgiques d’un imaginaire pastoral immobile… et puis la réalité. La montagne a de multiples visages : rocheuse ou arrondie, lieu de rencontres ou de ressourcement, habitée intensément ou à peine foulée. Elle porte en elle une diversité écologique exceptionnelle, de sa base à son sommet avec ses crêtes battues par le vent, et une diversité humaine toute aussi dense.
Le climat change et, en altitude, il ne s’embarrasse pas de subtilités, avec un réchauffement de +2°C observé au XX° siècle dans les Alpes et les Pyrénées contre +1,4°C dans le reste de la France. La surface des glaciers des Pyrénées, quant à elle, a été divisée par 10 entre 1850 et 2020. Faire comme si de rien n’était n’est plus une option : forêts en stress, risques naturels amplifiés, ressources en eau bouleversées, modèles touristiques essoufflés. On le voit déjà, et pas seulement dans les stations de ski.
Alors, comment s’adapter ? Pas avec des rustines énergivores ou des promesses technologiques qui repoussent le problème plus loin. L’adaptation, la vraie, investit dans les choix collectifs et non dans les canons à neige artificielle. Chez Écologie Urbaine et Citoyenne, nous ne venons pas en donneurs de leçons. Nous accompagnons. Nous aidons à diagnostiquer les vulnérabilités climatiques, à imaginer des stratégies cohérentes, à mobiliser des habitants, des élus, des techniciens, des associations. Bref : à fabriquer des territoires qui choisissent leur avenir, plutôt que de le subir.
Il y a quelque chose de profondément inspirant dans les démarches de transition en montagne : elles nous obligent à revenir à l’essentiel. Les solutions fondées sur la nature par exemple, comme restaurer un alpage, renaturer une berge torrentielle, redonner à la forêt sa diversité, prouvent qu’innover peut aussi signifier réapprendre. De même, les démarches d’observation citoyenne, comme le suivi des saisons végétales ou le recensement des espèces, rappellent que la science se construit aussi collectivement.
Ce que l’agence défend, c’est cette alliance du savoir et du faire ensemble. Redonner de la place au vivant, redonner du pouvoir d’agir aux habitants, redonner du temps au temps. Dans nos accompagnements, nous aidons les territoires montagnards à structurer des projets à quatre saisons, à repenser leur mobilité, à renouer avec leurs patrimoines naturels et culturels. Et surtout, à créer des récits qui rassemblent.
La montagne n’est ni un décor Instagram ni un terrain de jeu saisonnier. C’est un territoire habité, vivant, qui porte en lui un patrimoine écologique et humain précieux. Et si elle nous semble parfois lointaine, elle dit pourtant beaucoup de ce qui se joue dans toutes nos villes et nos campagnes : nos liens au vivant, notre capacité à coopérer, notre manière de faire face aux changements qui viennent.
Raconter la montagne aujourd’hui, c’est donc raconter notre propre futur. Fragile mais puissant. Inquiet mais créatif. En transformation, comme nous. Chez Écologie Urbaine et Citoyenne, nous croyons que ce récit peut être enthousiasmant. Et qu’il peut commencer simplement, par un pas de côté… peut-être même un pas en altitude.



